Poèmes
Rage (2001)
Ombre floue que je suis devenu
D'un être qui a vécu
Je me souviens, en souffrant,
Comme de l'empreinte du vent
De la vie avec tant d'avenants
Que je me concevais dans le temps
Le jour où elle décidât
De poser son dard sur moi
La conception de mon avenir
Passât par Morphée pour s'endormir
En laissant une trace amère
À la manière d'un animal sans air
Fatalité (2001)
Le déclin inhérent au vivant
Se fît propulser par l'humain
Par son ambition destructrice et son dédain
Aujourd'hui, notre monde est mourant
Nous sommes l'ange déchu
Engendré par notre Terre
Qu'elle n'osât nommer Lucifer
Et pourtant, nous aurions dû être pendus